Versailles, Cathédrale (Tribune)

Buffet bdCathédrale Saint-Louis

4, place Saint-Louis 78000 Versailles

Buffet classé monument historique depuis 1906, la partie instrumentale depuis 1961.

Cliquot 1754. Louis-Paul Dallery 1829. Cavaillé-Coll 1863. Beuchet-Debierre 1982. Théo Haerpfer 1989.

46 jeux sur 3 claviers de 56 notes et pédalier de 30 notes. Traction mécanique. Barker au G.O. Tempérament inégal. La 435.

1. Positif de dos : M, B, G, P, Nasard, D, Tierce, Piccolo, P.J. harmonique III-VI, Cornet V (D), Tr, Cl, Cromorne

2. G.O. : M.16, B.16, M.8, B.8, Fl. harmonique, Salicional, G, P, Dulciane 4, D, Fourniture VI, Cymbale IV, Bd, 1ère Tr, 2ème Tr, Cl

3. Récit expressif : Fl. harm., G, Voix céleste, Fl. octaviante 4, B-Hb, Voix humaine, Tr, Cl. Trémolo.

Pédale : B.32, Fl.16, Fl.8, Fl.4, Bd, basson 16, Tr, Cl

Tirasses. Accouplements en 8. Accouplement Récit/GO en 16. Appel Anches Pédale, G.O., R2cit, Positif (mécanique).

Site de la paroisse – Site de Christian Ott, co-titulaire

Lexique

JPMcathVersailles bdHistoire de l’orgue par Jean-Pierre Millioud, organiste titulaire :

Commandé en 1759 par le roi Louis XV à Louis-Alexandre CLICQUOT, il est terminé par son fils François-Henri en 1761. Grand’Orgue et tribune forment un ensemble architectural complet et de grande beauté : 16′ en montre dans le grand corps et 8′ en montre dans le positif. Buffet monumental : H = 12,14m. l = 10,91m. P = 5m et poids d’environ 53 tonnes (plus l’organiste !) le tout à 15m au dessus du dallage.

Béni la veille de la Toussaint 1761, entendu par Louis XV le 11 Juin 1762, il accueille le 4 Mai 1789 la procession des Etats Généraux et Louis XVI, entend plus tard la seconde proclamation du Serment du Jeu de Paume et mérite donc son titre de Grand’Orgue Historique. Il traverse indemne la période révolutionnaire, sauvé grâce à l’intelligence du Sieur BÊCHE car il est parfait « pour les cérémonies de la République ».

1802, A l’érection du Siège de Versailles, il devient orgue de cathédrale et accueille en 1805 le Pape Pie VII se rendant à Paris pour (tenter de) couronner l’empereur Napoléon Ier.

1810 : modifications minimes par Pierre-François DALLERY, successeur des CLICQUOT.

1829 : Louis-Paul DALLERY pose la Bombarde 16′ du clavier de grand’orgue et soigne quelques rhumatismes

1840 : John ABBEY, installé à deux pas de la cathédrale, pare à une insuffisance pulmonaire grave : une soufflerie neuve remplace les 6 soufflets cunéiformes des CLICQUOT

1863 : restauration complète par Aristide CAVAILLÉ-COLL qui garde respectueusement la majeure partie des jeux des CLICQUOT encore en voix, soit la moitié de l’instrument d’origine qui nous est parvenue !

Relevage en 1901 par Charles MUTIN, successeur de CAVAILLÉ-COLL. Il subit encore quelques interventions qui s’avèrent malencontreuses en 1925 et 1948.

En 1969 Joseph BEUCHET-DEBIERRE est mandaté par l’Etat-propriétaire pour une restauration qu’il ne peut achever pour cause de décès.

1987-1989 : pour la commémoration du Bicentenaire de la Révolution, et ici de la messe des Etats Généraux (4 Mai 1789), l’Etat confie la restauration générale à Théo HAERPFER (Manufacture Lorraine de Grandes Orgues), réalisant le remontage des différentes parties pendant le nettoyage total de la cathédrale : retour à l’esthétique CAVAILLÉ-COLL en préservant les parties CLICQUOT intactes. Léger tempérament inégal.

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